Pleine de grâce et bénie entre les femmes
Marie était "pleine de grâce et bénie entre les femmes". Seule, elle a mérité de concevoir le vrai Dieu ...
Pleine de grâce et bénie entre les femmes
Marie était "pleine de grâce et bénie entre les femmes". Seule, elle a mérité de concevoir le vrai Dieu, né du vrai Dieu. Vierge, elle l'a mis au monde ; vierge, elle l'a allaité, le pressant sur son sein, et l'a nourri en tout, avec l'empressement d'une servante. Enfin elle a souffert avec lui, en esprit plus que dans la chair, quand il mourait, accordée à la volonté divine…
Elle a payé cette rançon, en femme aimante et courageuse, d'un amour de vénération pour Dieu. Aussi lisons-nous dans les Proverbes ; « La grâce trompe et la beauté s'évanouit : qu'une femme ait la crainte de Dieu, et c'est elle qu'on louera. » On a loué Anne, qui offrit Samuel ; mais elle offrit son fils pour le service, alors que la Sainte Vierge a offert le sien pour le sacrifice. Et toi, Abraham, tu as bien consenti à offrir ton fils, mais c'est un bélier que tu as finalement offert, tandis que la glorieuse Vierge a offert son Fils. On loue encore la pauvre petite veuve qui a offert tout ce qu'elle pouvait, mais cette autre femme, la Vierge glorieuse, a offert tout ce qui faisait sa vie, dans son immense miséricorde, dans son amour et son dévouement à Dieu.
Enfin, la bienheureuse Vierge a payé notre rançon, en femme aimante et courageuse, d'un amour de compassion pour le monde, et surtout pour le peuple chrétien. "Une femme peut-elle oublier son nourrisson et n'avoir plus pitié du fils de ses entrailles ?". On peut entendre ici que le peuple chrétien tout entier est issu des entrailles de la glorieuse Vierge.
Oh ! Quelle Mère aimante nous avons ! Modelons-nous sur elle, et suivons-la dans son amour. Elle est entrée si avant dans la misère des âmes qu'elle a compté pour rien tout ce qu'elle pouvait perdre dans le temps, comme tout ce qu'elle pouvait souffrir dans son corps. "Nous avons été rachetés un grand prix". "Ne vous rendez pas esclaves des hommes". Ni des démons. Ni de vos péchés.
Septième homélie mariale (Extraits. Sources chrétiennes 72)
