Le croyant est un habitant — Avec Benoît et les Pères cisterciens

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Le croyant est un habitant

Le croyant est un habitant

Père, entre tes mains, je me remets (Lc 23,46)...

Le croyant est un habitant

Père, entre tes mains, je me remets (Lc 23,46).  Oh ! il me semble qu'ici Jésus nous donne à voir ce que c'est en vrai cette MAISON du Père. Pas un bel édifice : ni temple, ni mosquée, ni synagogue, ni chapelle. La maison du Père, c'est : entre ses mains. Maison de prière : ouverte. Maison de solidarité́ : pour des frères. Là Jésus habite : à demeure. Fils bien aimé : il attire tout. Il y a place pour chacun. Et d'abord : place aux pauvres, place aux pécheurs en ce lieu béni et saint. Et la Bonne Nouvelle, c'est qu'on peut y aller : mon refuge, ma citadelle, mon sûr abri dans la détresse (Ps 61,7-8). On peut y courir même : épris du bonheur perdu. Ces mains nous attendent. Déjà̀ elles nous embrassent. Pour nous offrir de renaître. Maison de Liberté́. Croire, c'est alors un mode d'habiter. Le croyant est un habitant. Puisque Dieu se fait habitable, c'est le devoir de l'hôte. Son unique devoir, c'est le commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres comme moi, je vous ai aimés (Jn 15,12). Car entre les mains du Père, en Jésus crucifié et ressuscité, nous passons de mort à vie, si nous aimons nos frères. Entre les mains du Père, dans la maison de Grâce, le Don se réalise : tous un, comme nous, moi en eux comme toi Père en moi (Jn 17,23). Là : ni deuil, ni cri, ni souffrance. La joie arrive, le Don.

Frère Christophe,

Homélie pour le 4ème vendredi du temps pascal, 7.05.1993, 

Lorsque mon ami me parle, p. 92.